Les enfants des rues de Katmandou

Dimanche 9 Octobre 2011

Scarifications : Les entailles de la « glue »

De 6 à 16 ans, les enfants des rues sont livrés à eux même. L'association A.P.C. essaie autant qu'elle le peut à leur venir en aide. Seulement quand un enfant séjourne trop longtemps dans un milieu hostile, il est difficile de lui apprendre un sens de vie. Le seul sens qu'il connaisse est celui de la survie. Le groupe est une assurance d'existence et de réalité. L’inhalation de la colle (glue) est un exutoire qui lui permet de s'évader de sa misère. Pour la plupart, cela les poussent de plus en plus à des extrêmes et les scarifications sont maintenant choses communes. Ce phénomène est nouveau. Il est maintenant fréquent de voir dans certains quartiers de Kathmandou des enfants aux lacérations profondes et époustouflantes. Souvent mal soignées ou encore cachées par des bandages de fortune.
Complètement « shootés » par cette colle les enfants addictes ne ressentent plus la douleur et les entailles sont très profondes. Lors de sorties organisées par A.P.C. telles que match de foot à Ratna park ou baignade à Mathadirtha, les enfants sont surveillés par les éducateurs et peuvent intervenir au plus près pour les soigner.

Site internet d'APC : www.pomme-cannelle.org



Une partie de foot éffrénée
Une partie de foot éffrénée

Le staff d'APC profite de la partie de foot pour soigner les blessures quotidiennes des enfants des rues, notament les scarifications.
Le staff d'APC profite de la partie de foot pour soigner les blessures quotidiennes des enfants des rues, notament les scarifications.


Ce qui n'empêche pas les enfants de sniffer la colle.
Ce qui n'empêche pas les enfants de sniffer la colle.


L'inhalation de ces matières destructrices entraine une somnolence des enfants.
L'inhalation de ces matières destructrices entraine une somnolence des enfants.


Dure réalité mais ils restent des enfants tout de même.
Dure réalité mais ils restent des enfants tout de même.


Jacques DANIN